Réquisitoire contre Dalhousie
Néron, incendiaire de Rome,
ajouta à l'horreur de son forfait
l'abomination de l'attribuer aux chrétiens,
de punir des hommes innocents d'un crime
dont lui seul était l'auteur.
(Insérer ici textuellement les trois premiers paragraphes du discours du gouverneur.)
Milord,
En échange des éternelles adulations que vous ont si mal à propos prodiguée vos Conseils asservis, vous leur distribuez les flatteries les moins méritées, avec une exagération que rien ne peu surpasser, si ce n'est l'exagération plus grande avec laquelle vous vous louangez vous-même, et en même temps vous insultez à la représentation du pays sur lequel vous présidez en passant, avec un degré de rudesse que n'avait pas su atteindre, auquel n'avait pas su descendre le plus grossièrement trompé et le plus violent de vous prédécesseurs.
Notes et commentaires
Réquisitoire contre Dalhousie, 1827, dans Lettres à divers correspondants. Tome I : 1810-1845, pp. 158 à 190