Deuxième manifeste: Difference between revisions

From Independence of Québec
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Rien ne serait plus compromettant pour un honnête homme que d'être souvent et hautement louangé par des fripons. Rien ne tendrait à ruiner plus vite la réputation d'intégrité politique, de dévouement à la cause de la justice, de la liberté et des droits du peuple, que de mériter un mot de louange, que d'avoir un second compliment du ''[[Wikipedia:fr:The Transcript|Transcript]]'', ou de toute autre section de la presse [[Wikipedia:fr:Tory|tory]] du [[Bas-Canada]], telle qu'elle a été tout entière, depuis la première page du ''[[Wikipedia:fr:The Quebec Mercury|Mercury]]'' jusqu'à la dernière élucubration du ''[[Wikipedia:fr:The Courier|Courier]]''. C'est pour déjouer une tactique aussi perfide, c'est pour repousser un éloge aussi offensant, que celui que fait de moi la feuille calomniatrice, le ''Transcript'', en publiant que j'ai dit à une députation de concitoyens irlandais, qu'attendu que l'objet de leur réunion ne regardait que des pays étrangers, et non le Canada, je n'y voulais prendre aucune part, que je rends compte de l'entrevue que j'ai eue avec eux.
#REDIRECT [[biblio:Deuxième manifeste]]
 
L'on m'invitait à devenir le président d'une assemblée publique pour y demander le rappel de l'[[acte oppresseur de l'Union de l'Irlande]], et pour donner expression à nos vives sympathies, pour l'héroïsme avec lequel le peuple français a détruit une [[monarchie]] corruptrice, a brûler et fait un feu de joie d'un trône dont les cendres, promenées sur le monde par une brise propice, par le vent d'ouest de l'Amérique, par le vent de la liberté, ont commencé l'incendie de tant d'autres trônes; et pour la modération sublime avec laquelle il pardonne à ses tyrans abattus. Ces vérités, je les avait appelées saintes. Je m'en étais fait l'apôtre; je les avais prêchées. J'étais lié avec le public, comme par ma conscience à faire de constants efforts pour les faire prévaloir, et j'aurais pu faire une réponse aussi ignoble que celle que m'impute le ''Transcript''! C'est pour cela que je suis louangé! louange astucieuse; atroce mensonge, qui prouve l'imbécillité de celui qui a cru un pareil rapport, ou la corruption de coeur, la perfidie et l'esprit d'intrigue de celui ou de ceux qui l'ont inventé et accrédité.
 
Si j'étais capable d'un égoïsme aussi abject, d'un servilisme aussi ord, je serais digne de tomber dans ce que je regarde comme le plus bas degré de l'échelle sociale : digne de revenir, non par nécessité et pour gagner mon pain, ce à quoi un homme honnête mais infortuné peut être réduit, à devenir, dis-je, garçon-typographe-volontaire (ce que la politesse de la langue anglaise appelerait diable-par-choix, a ''volunteer devil'') dans l'imprimerie du ''Transcript''.
 
Son conte est d'infernale origine, puisque le Transcript assure que Belzébuth seul sait d'où venait la députation. C'est la dévotion de l'[[éditeur]] pour un tel patron qui sans doute l'a engagé à s'en faire le serviteur et l'écho, puisqu'il publie, comme vrai, le mensonge auquel il donne une telle origine. Il le croit vrai parce qu'il vient de là d'où lui viennent la plupart de ses inspirations et inventions, de ses découvertes et de ses dénonciations d'assemblées nocturnes, aussi réelles et criminelles que l'étaient celles du sabbat des sorciers. Les derniers qui ont été judiciairement brûlés en Europe l'ont été en Angleterre!
 
La version véridique de ce qu'était et de ce que désirait cette députation est qu'elle était animée de sentiments trop humains et trop généreux, pour pouvoir être soupçonnée de venir de la part de [[Downing Street]]. Elle ne venait donc pas de Belzébuth. Bien convaincu de cela, j'ai pu en sûreté de conscience l'écouteur. Ses sentiments de haine contre toute les tyrannies aristocratiques, et d'amour pour toutes les libertés populaires, établissaient de suite des rapports de sympathie entre elle et moi. La conversation fut donc franche et libre, telle qu'elle pourrait être entre des affiliés de ''[[Conciliation Hall]]''.
 
Quand près de deux siècles avant la naissance du christianisme, sur le théâtre de Rome païenne, l'un des plus élégants de ses poètes exhalait cette suave sentence : « Je suis homme, rien de ce qui peut aider au bonheur de l'homme ne m'est étranger », l'applaudissement unanime de cent mille spectateurs accueillit cette évangélique révélation. Il ne se trouva pas un seul homme dans une assemblée si nombreuse, à laquelle assistaient des envoyés de toutes les colonies romaines, des ambassadeurs de toutes les parties du globe où avait pénétré la civilisation grecque et latine, même de la nôtre, qui ne fût sensible à cet élan du coeur, à ce cri de la nature. Comment se fait-il donc que la presse tory canadienne toute entière croie que le devoir et la loyauté pour le gouvernement britannique exigent qu'elle n'exprime que mépris et animosité pour cette Irlande, dont l'oppression a fait un [[Golgotha]] trop étroit pour cacher dans ses entrailles cadavres que lui donne la famine; en sorte qu'ils restent exposés à sa surface, pour trouver leur sépulture dans les entrailles des chiens et des oiseaux de proie! La pitié pour l'Irlande! Ce serait une insulte pour le gouvernement britannique, si vigilant à punir ceux qui seraient durs et cruels pour les Irlandais, objets des prédilections des lords [[Wikipedia:fr:John Russell|Russell]] et [[Wikipedia:fr:Henry Brougham|Brougham]], [[Wikipedia:fr:Henry John Temple|Palmerston]] et [[Stanley]] ''et hoc omne genus''; témoin la rigueur du châtiment qu'ils viennent d'infliger à [[Blake]]. Dans la nuit du 31 décembre dernier, ce mauvais riche, ce grand propriétaire, envoie détruire les pauvres demeures d'un grand nombre de familles irlandaises et les fait périr par la rigueur du froid. L'on a été demander à l'un des plus dignes des vice-rois qu'ait eus cette vallée des pleurs et des tortures s'il y avait quelque moyen de faire punir cet infâme meurtrier. Le vice-roi répond que non, que M. Blake est le maître de ces maisons et qu'il en peut faire ce qu'il voudra ; mais que, désirant punir, autant que la législation et la sensibilité anglaises le peuvent permettre, ce crime de lèse-humanité au premier chef, il rayera de la liste des juges de paix ce monstre à visage d'homme, à coeur de tigre, avec les instincts de la hyène, savourant l'odeur des cadavres en décomposition autour de son repaire!
 
Comment expliquer le cri sauvage de la haine contre des hommes opprimés à ce degré; comment ne pas partager l'élan naturel de Rome entière, électrisée par la voix creuse de [[Wikipedia:fr:Térence|Térence]]? C'est qu'à cette époque le gouvernement romain était un conquérant civilisateur, et que le gouvernement anglais a été pour l'Irlande, pour les Indes, pour la Nouvelle-France, un conquérant exterminateur. Rome païenne n'avait consenti à donner la paix à Carthage qu'à la condition qu'elle adoucirait son culte sanguinaire et abolirait les sacrifices humains. Le gouvernement ''mercandier'' des Indes a longtemps fait assister ses hauts dignitaires chrétiens aux [[holocaustes des veuves]], brûlées vives avec le corps mort de leur mari; ainsi qu'aux processions de [[Jagrenaut]] où, par centaines, des fanatiques sont écrasés chaque année sous les roues du char qui traîne une idole bien plus avide de sang humain que ne le fut celle qu'honora l'africaine férocité.
 
Il ne peut y avoir de sympathie exprimée dans la presse tory pour l'agonie de l'Irlande. Ses maîtres ne donnent point d'or pour de pareils paragraphes. Ils donnent des avertissements, de l'or, des places et des honneurs à ceux qui désertent, à ceux qui maudissent l'Irlande et le Canada.
 
Maudits soient l'Irlande et le Canada; bénis soient les actes d'Union de l'Irlande et du Canada, disent les hommes et les journaux qui sont dévorés de la faim et de la soif, d'avoir des avertissements, de l'or, des places et ce qu'ils appellent honneurs.
 
<font color="green">''La Députation''</font> : Monsieur, il y a eu à Québec une belle assemblée, dans laquelle l'on a dénoncé la tyrannie de l'Angleterre, donné une larme aux souffrances de l'Irlande, une aspiration pour sa délivrance; et un cri d'allégresse pour la gloire pure et sans tache de la France républicaine. Ici où nous sommes deux fois plus nombreux que ne le sont nos compatriotes de Québec; ici, dans la capitale de deux grandes provinces, n'en devons-nous pas avoir une semblable? Nous voulons l'avoir et nous vous prions de la présider.
 
<font color="blue">''M. Papineau''</font> : Vous avez raison, mes amis, d'en vouloir organiser une semblable à celle de Québec. Pour cette fin, ma voix et mon coeur vous sont acquis. Vous n'avez pas raison de vouloir que je la préside. Il y a de la vie et de l'honneur dans Québec. Il y en a eu quand, sous le règne de la terreur et sous l'inspiration de la liberté, en présence de lord Durham, l'on y a flétri sa tyrannie exercée contre les exilés de la Bermude; flétri l'exubérance de sa déraison quand il publiait que le retour au pays d'accusés absents serait haute trahison, pour laquelle ils souffriraient la mort, sans procès; quand ''Le Fantasque'' édifiait ses lecteurs, sur les folies quotidiennes des actes de la dictature d'alors (celle du moment pourrait bien le ressusciter avec toute sa verve); quand on y a protesté et pétitionné contre l'acte d'Union; quand on s'y est organisé l'été dernier,  en comité nombreux de la réforme et du progrès; quand enfin, en assemblée récente, on s'y est réuni pour l'exaltation de l'héroïsme français, l'exécration du despotisme anglais, la commisération pour les râles de l'Irlande agonisante. Oui, il y a à Québec de la vie et de l'honneur. À Montréal, c'est autre chose. Nous y avons le siège du gouvernement responsable. Nous y avons des hommes d'État, politiques profonds comme l'abîme et muets comme la tombe, qui étouffent toutes les mesures qui naissent dans Québec. Pourquoi le font-ils? Ils ne m'ont pas dit leurs secrets. Je n'ai pas assez de clairvoyance pour les deviner. Il faut donc que vous sachiez s'il leur plaît que vous ayez l'assemblée que vous projetez.
 
<font color="green">''La Députation''</font> : Nous avons lieu de penser qu'il leur plaît que nous ne l'ayons pas. L'on a demandé à M. Drummond, président de notre association pour le rappel de l'acte d'Union de l'Irlande, et à M. Ryan qui en était le secrétaire, de convoquer cette assemblée, à l'instar de celle qui a eu lieu à Québec : ils s'y sont refusés. Ils ont dit que nos compatriotes québécois avaient commis une grande étourderie d'avoir eu cette assemblée, d'avoir eu cette intempestive réunion, sans avoir préalablement consulté aucun des membres du gouvernement ici; que c'était susciter de l'embarras à une autorité amie, de qui nous obtiendrions à la fin tout ce que nous voudrions si, avec assez de patience, nous savions attendre assez longtemps; que maintenant qu'ils s'étaient attachés au gouvernement ils devaient se détacher de notre association; que nous pouvons élire d'autres officiers. C'est pour cela qu'en même temps que nous souhaitons vous choisir pour président, nous voulons avoir des résolutions publiques votées pour le rappel de l'Union et pour l'exaltation de la vertu et de la bravoure françaises, qui vivifient tous les peuples et, sous peine de déchéance, convertissent tous les rois.
 
<font color="blue">''M. Papineau''</font> : Ah! M. Drummond et M. Ryan, hommes libres, étaient des officiers de votre société; et, serviteurs du gouvernement, ils doivent la répudier? Mais certes, il y a là-dessous quelque chose de fort grave et de très compromettant. Il faut que je connaisse bien votre but et vos règles, avant que je me hasarde à m'affilier. Auraient-ils découvert, depuis qu'ils sont commissionnés, qu'il y a quelque odeur de déloyauté dans ces déplorables règles, que je ne connais pas? Ont-ils été longtemps vos officiers? Ont-ils pris part à vos discussions?
 
<font color="green">''La Députation''</font> : Oh! pour cela, oui. Ils ont parlé plus souvent, plus dru, plus gros et plus fort qu'aucun autre des membres de la société.
 
<font color="blue">''M. Papineau''</font> : Bon, comme cela. Vous me faîtes plaisir. Il n'y avait rien de criminel dans votre maçonnerie, quand ils parlaient; j'en conclus qu'il n'y a rien de criminel quand ils se taisent.
 
Ce n'est pas vous qui avez changé; ce sont eux qui sont changés, c'est-à-dire qui ne le sont pas; mais...
 
« Qui sont tenus de le paraître. Peuple caméléon, peuple singe du maître. »
 
Oh! bien moi, qui n'ai pas d'autre maître que la loi, je pourrai oser parler quand ils ne pourront pas oser le faire? Vrai. C'est réjouissant d'apprendre que l'on peut devenir l'un de vous sans pour cela être trop facilement poursuivi par le solliciteur général, qui a été l'un de vous.
 
<font color="green">''La Députation''</font> : Non seulement il ne doit pas poursuivre ses frères associés, mais nous croyons bien que c'est cette qualité de président des frères associés qui l'a fait solliciteur général. Ce n'est pas à raison de la seule circonstance de son origine irlandaise que nous l'avons porté à la représentation. Ce fut encore plus à raison de ses protestations énergiques et réitérées d'amour passionné pour les libertés populaires; de haine contre une oppression séculaire, régularisée contre notre infortunée patrie, au profit de nobles et de prêtres ennemis étrangers, justement odieux, depuis les dévastations des Plantagenets, des Tudors et des Stuarts jusqu'aux proscriptions de Cromwell, jusqu'aux trahisons de Castlereagh, jusqu'aux fourberies de lord Russell : ce fut à raison de ses promesses de faire écho aux dénonciations fulminées par les Grattan et les O'Connell contre les traîtres, qui ont vendu l'Irlande au Sassenagh, que nous l'avons porté à la représentation, voie d'avancement la plus large et la plus facile de toutes, sous l'heureux système de gouvernement responsable, intègre, économique, désintéressé, grand travailleur pour de minces rémunérations, dont nous avons eu le bonheur de jouir depuis sept années.
 
<font color="blue">''M. Papineau''</font> : En est-il ainsi? Alors soyez sûrs que vous aurez mal compris votre président. Il ne peut pas prétendre que toute la respectabilité qu'il y ait dans votre association s'en retire dès qu'il s'est retiré. Ni lui, ni aucun membre de notre cabinet libéral ne peuvent avoir la présomption de condamner comme une étourderie une assemblée comme celle de Québec, présidée par un prêtre respectable [[[Bernard O'Reilly]]], en rapport journalier avec ses supérieurs ecclésiastiques, Sa Grâce l'archevêque, son coadjuteur et autres de nos prêtres les plus éclairés du pays; encouragée par la présence et la participation de toute la représentation de la ville et du voisinage de Québec, dont l'un des représentants était aussi [[membre du cabinet]]. Il a été fait juge depuis, ce qui n'aurait pu être, s'il y avait eu quelque chose de déloyal dans ces procédés. S'il avait vu quelque imprudence dans aucune des résolutions débattues et votées, il n'aurait pas manqué d'y proposer quelque judicieux amendement. Je vous conseille donc de revoir votre président, de le prier de continuer à conserver cette charge, et les sentiments qui vous ont engagés à la lui déférer; de l'assurer que je ne voudrais participer à aucun mouvement qui, mal interprété, aurait l'air de ma part de vouloir lui ravir un honneur qu'il a si bien mérité. Je l'estime. Il est homme de talents distingués, de solide et de brillante éducation. Des hommes de ce calibre, je les honore, à quelque école qu'ils appartiennent; mais c'est avec prédilection que je les honore quand ils appartiennent à l'école libérale canadienne et irlandaise. Allez plusieurs ensemble le revoir. Renouvelez votre demande. Qu'il n'y ait point de surprise. Dites-lui que, s'il vous donne des raisons de vous désister qui vous paraissent bonnes, vous les donnerez au public, pour vous excuser de ne pas imiter le bel et  bon exemple que nous donne Québec; que si elles paraissent mauvaises, vous ne vous désisterez point, et les publierez pour que vous et lui soyez jugés en pleine connaissance de case.
 
Dites-lui que, s'il veut bien présider l'assemblée que vous désirez avoir, je l'y seconderai de grand coeur. Si, à ma grande surprise, il s'y refusait, cela même ne deviendrait pas ne raison suffisante pour que vous dussiez me faire l'honneur de me choisir pour président, ni de votre association ni de votre assemblée. Croyez-en un ami sincère de la bonne cause, dans laquelle vous êtes engagés, qui a quelque expérience acquise des hommes et des affaires, de celles de votre pays en particulier.
 
La tyrannie a été si exorbitante contre votre déplorable patrie, aussi riante et embellie par les bienfaits de la Providence qu'elle est assombrie par les méfaits de vos gouvernants, qu'elle a développé chez la généralité d'entre vous des vertus natives, et des vices qu'a fait naître le dominateur étranger. Vous avez été dans un état de conjuration plus fréquent qu'aucun autre peuple, contre des iniquités plus atroces que n'en a souffertes aucune autre nation. De là votre amour plus enthousiaste pour le culte de la patrie; pour votre dignité chérie, Érin la belle, Érin dénudée par le spoliateur qui l'outrage. Cet amour du pays, c'est la première des vertus pour l'Anglais qui commande; c'est à ses yeux le plus détestable des sentiments que le peuple puisse nourrir dans ses colonies d'Irlande et du Canada. C'est celui qu'il y a le plus souvent et le plus impitoyablement châtié. Vous donnez avec un élan de générosité sans bornes votre confiance à quiconque est dévoué à votre cause. Vous savez que je suis un de ces hommes; vous voulez m'en témoigner votre reconnaissance d'une manière qui dépasse les bornes de la discrétion, de la fierté nationale, du sentiment d'estime que vous devez nourrir et afficher pour vous-mêmes, pour votre nationalité et pour vos nationaux. Les associations que l'on forme doivent resserrer les liens de confiance et de dépendance mutuelle entre les associés. Ne faites rien qui puisse relâcher les liens d'entière confiance entre vous tous, dans une association irlandaise, formée dans un intérêt irlandais : le rappel de votre néfaste acte d'Union.
 
<font color="green">''La Députation''</font> :
 
<font color="blue">''M. Papineau''</font> :
 
<font color="green">''La Députation''</font> :
 
<font color="blue">''M. Papineau''</font> :

Latest revision as of 13:44, 23 November 2007