User:Liberlogos/We Shall Dare: Difference between revisions

From Independence of Québec
Jump to navigation Jump to search
Liberlogos (talk | contribs)
No edit summary
Liberlogos (talk | contribs)
mNo edit summary
 
(10 intermediate revisions by the same user not shown)
Line 1: Line 1:
{{title|We Shall Dare|[[Wikipedia:Lucien Bouchard|Lucien Bouchard]]|May 5, 2000<br /><br />Translated by [[User:Liberlogos|Benoît Rheault]] from:<br /><br />''[http://web.archive.org/web/20000619033351/http://www.pq.org/dis0507b.pdf Notes pour une allocution du Président du Parti Québécois monsieur Lucien Bouchard]''}}
#REDIRECT [[Opening Speech of the 14th National Congress of the Parti Québécois]]
 
[...] Lors de mon discours d’assermentation comme Premier ministre, en janvier 1996, je résumais d’un mot la situation que tous pouvaient observer. Ce mot, c’était : difficile. Difficile, la vie de centaines de milliers de Québécoises et de Québécois privés d’emploi ou plongés dans la précarité; difficile de relancer l’économie; difficile de mettre fin à des décennies de budgets gouvernementaux financés par des déficits; difficile de gérer un État dépouillé de toute capacité de faire des choix de développement.
 
It is then that I called upon the help of Seneca, politician, writer and Roman philosopher. Seneca, who said: "It is not because things are difficult that we do not dare, it is because we do not dare that things are difficult."
 
Thus, it appeared that the response to "difficult", that was, that had to be the words "to dare". Well! we have dared.
 
[...] Remember the teaching of Seneca. The antidote is "to dare". We have already done it, to the greatest confusion of skeptics.
 
My friends, we shall dare once again. From now, we dare putting at the forefront of public debate the question of the political future of Quebec.
 
Nous allons oser dire à nos concitoyens que le peuple québécois a une tâche à terminer; que nous devons compléter le parcours que nos prédécesseurs ont si vaillamment mené jusqu’à nous. Nous allons oser nous dire que tout dépend de nous, de notre solidarité, de notre imagination, de notre détermination. Nous allons oser dire aux Québécois qu’il faut mettre fin au gaspillage de nos énergies et consacrer toutes nos forces et toutes nos ressources à notre développement
national. Nous allons oser rappeler les valeurs québécoises de démocratie, d’accueil, de compassion, de chaleur humaine, de fierté de notre histoire et d’acharnement à durer. Nous allons oser continuer à expliquer notre projet au Canada anglais et à tendre la main du partenaire que nous voulons être. Mais nous oserons aussi croiser le regard de l’incompréhension, forts de la légitimité de notre projet. Nous allons oser nous comporter comme un peuple que personne ne pourra culpabiliser de vouloir s’affirmer et prendre sa place aux côtés des autres.
 
It shall be difficult, yes. But it shall be much more difficult if we do nothing. It is much easier to lift our heads and eyes and to choose by ourselves our future than to be subjected to the one others impose upon us.
 
Because at the end of the effort, I see a people at the measure of the country of which it is capable, of the country which it will make, of its country.
 
I see a new people of America, strong of the vitality of its culture and its French language.
 
I see a people respectful of the rights of the aboriginal nations, recognized by freely negotiated agreements.
 
I see a people mindful of protecting the rights of its english-speaking minority. I see a people open like its large river which enriched it by all contributions.
 
I see a people with ambitions high and straight like its mountains. I see the country of Quebec, large like its forests, vigorous like its rivers.
 
This country, I do not wish to see it only as a promised land, I wish that we enter it all together, as soon as possible.
 
<!--
[...] Lors de mon discours d’assermentation comme Premier ministre, en janvier 1996, je résumais d’un mot la situation que tous pouvaient observer. Ce mot, c’était : difficile. Difficile, la vie de centaines de milliers de Québécoises et de Québécois privés d’emploi ou plongés dans la précarité; difficile de relancer l’économie; difficile de mettre fin à des décennies de budgets gouvernementaux financés par des déficits; difficile de gérer un État dépouillé de toute capacité de faire des choix de développement.
 
J’appelai alors à la rescousse Sénèque, homme politique, écrivain et philosophe romain. Sénèque, qui avait dit : « Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas; c’est parce que nous n’osons pas que les choses sont difficiles. »
 
Il apparut donc que la riposte à « difficile », c’était, ce devait être le mot « oser ». Eh bien! nous avons osé.
 
[...] Rappelez-vous l’enseignement de Sénèque. L’antidote, c’est « oser ». Nous l’avons déjà fait, pour la plus grande confusion des sceptiques.
 
Mes amis, nous allons oser à nouveau. À partir de maintenant, nous osons placer à l’avant-scène du débat public la question de l’avenir politique du Québec.
 
Nous allons oser dire à nos concitoyens que le peuple québécois a une tâche à terminer; que nous devons compléter le parcours que nos prédécesseurs ont si vaillamment mené jusqu’à nous. Nous allons oser nous dire que tout dépend de nous, de notre solidarité, de notre imagination, de notre détermination. Nous allons oser dire aux Québécois qu’il faut mettre fin au gaspillage de nos énergies et consacrer toutes nos forces et toutes nos ressources à notre développement
national. Nous allons oser rappeler les valeurs québécoises de démocratie, d’accueil, de compassion, de chaleur humaine, de fierté de notre histoire et d’acharnement à durer. Nous allons oser continuer à expliquer notre projet au Canada anglais et à tendre la main du partenaire que nous voulons être. Mais nous oserons aussi croiser le regard de l’incompréhension, forts de la légitimité de notre projet. Nous allons oser nous comporter comme un peuple que personne ne pourra culpabiliser de vouloir s’affirmer et prendre sa place aux côtés des autres.
 
Ce sera difficile, oui. Mais ce sera bien plus difficile si nous ne faisons rien. Il est bien plus facile de relever la tête et le regard et de choisir soi-même son avenir que de subir celui que d’autres nous imposent.
 
Car au bout de l’effort, je vois un peuple à la hauteur du pays dont il est capable, du pays qu’il fera, de son pays.
 
Je vois un peuple nouveau d’Amérique, fort de la vitalité de sa culture et de sa langue française.
 
Je vois un peuple respectueux des droits des nations autochtones, reconnus par des ententes librement négociées.
 
Je vois un peuple soucieux de protéger les droits de sa minorité anglophone. Je vois un peuple ouvert comme son grand fleuve qui l’a enrichi de tous les apports.
 
Je vois un peuple aux ambitions hautes et droites comme ses montagnes. Je vois le pays du Québec, ample comme ses forêts, vigoureux comme ses rivières.
 
Ce pays, je ne veux pas seulement le voir comme une terre promise, je veux que nous y entrions tous ensemble, le plus tôt possible.
 
-->
== Notes ==
This is a translated excerpt of the Parti Québécois document ''Notes pour une allocution du Président du Parti Québécois monsieur Lucien Bouchard''. This is an original and unofficial translation for this site.
 
 
{{GFDL}}

Latest revision as of 02:44, 2 July 2008